Lundi 19 juin 2006


Allez, ça y est, j’ai trouvé un thème hyper original à deux jours du solstice d’été : la fête de la musique ! Wahouu, génial, quelle innovation, du jamais fait Mel, on y croit tous. En fait je regardais la pub sur France 2 (oui, seule la pub est potable sur cette chaîne, je zappe lorsque les émissions font leur apparition) quand l’auto-promotion de la soirée de mercredi est venue polluer ma réclame pour le déodorant. Premier choc : Daniella Lumbroso ne nous fera pas la grâce de sa culture cette année ; et second choc : nous sommes déjà fin juin ! Mon calendrier mental restait encore péniblement coincé au mois de janvier, telle une octogénaire je ne me rends même plus compte du temps qui passe. 21 juin … déjà … Pfff ! La plupart d’entre vous s’apprêtent à « pousser le bouton du vooOOoolummmmme au MAXimum, est-ce que vous mettez le why ce soir ? » … Et bien moi pas du tout ! Je vais encore en étonner plus d’un (quoique maintenant vous êtes habitués à ma marginalité grandissante) mais la fête de la musique me tape sévèrement sur le système.

 

 

Déjà, je dénonce le totalitarisme festif. Il paraît inconcevable de ne pas vouloir sortir s’amuser pour « fêter la musique ». Les gens me regardent avec des yeux ronds, comme si j’affichais un immense bout de salade verte entre les dents. Non non non, je veux juste rester chez moi tranquillement, et au Moyen-âge mes collègues m’auraient certainement faite brûler par monseigneur Jack Langdepute pour une telle hérésie, seule une vilaine sorcière s’éloigne volontairement de la foule, je dois forcément cacher un mystérieux secret. Franchement, « fêter la musique » … Mais quelle connerie ! Je propose de fêter l’image, fêter le ciel, fêter la pluie, fêter les enfants, fêter les vieux … J’ai l’impression de me retrouver dans Globalia (de Jean-Christophe Rufin, disponible chez Gallimard pour la modique somme de 21 euros, rayon 23 à la FNAC de Nice, 44 avenue Jean Médecin) où tous les jours il se déroule une fête à la con et où les gens sont forcés de s’amuser pour être corrects et s’adapter à la communauté bien pensante. Moi je m’en fiche, les guitaristes du dimanche aux cheveux gras, les chanteurs sans voix et sans micro, les sono à fond, les voisins hystériques, tout cela me gonfle ! Je veux pouvoir dormir paisiblement, passer une bonne nuit sans tapage nocturne, sans attentat à la musicologie, sans ados prépubères à la tonalité défaillante ligués afin de me percer les tympans.

 

 

D’ailleurs, en temps normal, je n’écoute pas de chansons, ou rarement celles qui passent à la radio ou sur MTV. En plus, selon cette France artistiquement élitiste, j’écoute de la merde, du soi-disant « commercial », sachant qu’il vaut mieux s’exploser les oreilles avec du « underground » pour être top tendance. J’aime bien Shakira, les tubes des années 80, Nirvana, Offspring, Mano Negra, Lilicub, David et Jonathan, Sabine Paturel, … (non, ce n’est pas une blague). Le dernier CD que j’ai acheté remonte à 1994 et s’intitule « Happy Nation » (Ace of Base). Je l’avais eu pour moins cher à Londres mais bizarrement après ça, je n’ai plus jamais pénétré la devanture d’un magasin de disques. Je possède bien quelques MP3 sur mon disque dur, téléchargés légalement (on y croit tous), mais je me lasse très vite. Pour tout vous dire, en ce moment, le morceau que j’écoute en boucle s’appelle « Sex around the barbecue », euphoriquement interprété par Cyrille de Lasteyrie aka Vinvin, Miss blablabla et Catherine Barba, tout trois respectivement directeur associé d’une agence de communication spécialisée dans les hautes technologies, avocate (je crois) et présidente de cashstore.fr (que du beau monde les enfants, je sais que cela n’a rien à voir avec l’article mais leur CV me laisse rêveuse). Bref, j’aime le grand n’importe quoi humoristique, décalé et saccagé par les voix de non professionnels ayant le mérite de s’éclater. C’est pourquoi « Viens boire un ptit coup à la maison » restera toujours comme le merveilleux souvenir de ma première cassette audio déniché à l’Euromarché de Sartrouville : le goût reste une affaire de gènes, mes parents ayant toujours été fans de Pierre Bachelet et Daniel Guichard, il m’aurait fallu réaliser une sacrée révolution intérieure pour adorer Radiohead ou Smashing Pumpkins, les chiens ne font pas des chats.

Je termine cet article totalement déstructuré, tel un couplet de Jean-Pierre Sauzer, par ces poétiques paroles dignes d’un Baudelaire ou d’un Gérard de Suresnes et reflétant au diapason mon état d’esprit du moment:

 

Je suis un être à la recherche
Non pas de la vérité
Mais simplement d'une aventure
Qui sorte un peu de la banalité

J'en ai assez de ce carcan
Qui m'enferme dans toutes ses règles
Il me dit de rester dans la norme
Mais l'on finit par s'y ennuyer

Alors je cherche et je trouverai
Ce garçon qui me manque tant
Alors je cherche et je trouverai
Ce garçon qui me tente tant
Qui me tente taaaant aaan aaann
Partenaire particulière
Cherche partenaire particulier
Débloqué, un peu timide
Et une bonne dose de savoir faire
Savoir faiaiaiaiaiaire (…)

Par Mel - Publié dans : Moi
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Dimanche 18 juin 2006


Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je vous parle de religion, on est spirituelle ou on ne l’est pas … Je ne le suis pas ! Personnellement, je ne crois pas en Dieu, je ne crois pas en une force supérieure, je ne crois pas en une vie extraterrestre, bref je crois à un simple concours de circonstances et les questions religieuses ne m’ont jamais vraiment passionnées. En fait, on peut dire de moi que je suis plus pieu que pieuse
;-). Toutefois, en ce dimanche matin, à l’heure où les cloches de mon église retentissent et que celles de mon village en sortent, je m’intéresse par curiosité à la lecture de la bible. Il faut en effet que je complète ma collection de best-sellers si je souhaite briller en société dans les dîners mondains. J’entame l’Ancien Testament et le premier chapitre : la Genèse. Hum ! Compliqué … Ce n’est pas vraiment que je souhaite jouer ma chieuse (bon ok j’avoue), mais j’ai réellement besoin d’un traducteur parce qu’il me semble tout de même que l’auteur (qui est l’auteur au fait ?) s’est déchiré à la coke, j’ai l’impression de pénétrer les pensées de Jean-Claude Van Damme. Pour vous, je souhaitais réaliser une pseudo-analyse de texte avant de me rendre bêtement compte que la Genèse comporte à elle seule 154 pages (wark !) et la bible 2992 pages (enfin, dans ma version). J’ai trouvé de quoi occuper mes longues soirées de célibataire encore pour quelques années, surtout qu’il me faut à peu près 10 minutes pour assimiler chaque ligne. Aussi ais-je réalisé une courte sélection d’affirmations bibliques et rajouté mes pertinents commentaires. Peut-être réussirez-vous ainsi à apporter des réponses à toutes mes interrogations métaphysiques (et méta-compliquées !), surtout si contrairement à la petite Mel, vous avez bien écouté vos cours de catéchisme :

 

1.1 Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre : Facile celle là, toujours est-il que j’aurais souhaité deux ou trois petites explications étant donné que cela fait quelques milliers d’années que tous les scientifiques essayent de comprendre les raisons de cette création et du Big Bang, 2 ou 3 indices auraient été fort appréciables.

1.3 Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut : Oui, bon, il a un interrupteur, on va pas se taper le cul par terre pour cela, moi aussi je peux le faire d’abord !

1.5 Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin ; ce fut le premier jour : Et bien cette phrase est énorme ! Dieu était Français ! Oui oui oui, ils devaient bien être emmerdés les britanniques pour savoir comment appeler la lumière et les ténèbres … Vous croyez que c’est Dieu qui a inventé le dictionnaire et le vocabulaire ?

1.6 Dieu dit : Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux : Alors celle là, je n’ai rien compris du tout du tout ! Help me … Si je ne m’abuse, je crois que le premier « les eaux » concerne les océans et les mers, et que le second concerne le ciel.

1.14 Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années : Enfin, je comprends mieux les problèmes rencontrés par les sieurs Copernic et Galilée. Il est clair qu’avec une telle annonce il semble difficile de balancer un siècle et demi plus tard que le Soleil est au centre d’un système dont la Terre n’est qu’un astre parmi tant d’autres. Notons, tout de même que Dieu ne s’emmerde pas, il a besoin d’une lumière histoire de bouquiner un peu avant de s’endormir et en un claquement de doigt il crée le soleil et les étoiles ! Il a un peu la folie des grandeurs, non ? Il se prend pour qui ce Dieu ?

2.2 Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite ; et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite : Quel branleur ! Est-ce Dieu qui a inventé le dimanche ?

2.5 Lorsque l'Éternel Dieu fit une terre et des cieux, aucun arbuste des champs n'était encore sur la terre, et aucune herbe des champs ne germait encore ; car l'Éternel Dieu n'avait pas fait pleuvoir sur la terre, et il n'y avait point d'homme pour cultiver le sol : Mais il est con ce Dieu ! Au lieu de se prélasser le septième jour, il n’aurait pas pu vérifier un peu ses plans ? Je comprends maintenant qu’il nous ait créé à son image, je demande une remise à jour pour contrefaçon. Et après il va nous reprocher d’avoir croquer la pomme, quelle désillusion dans cette imperfection divine !

2.8 Puis l'Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l'orient, et il y mit l'homme qu'il avait formé : il faut cultiver son jardin.

2.16 L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ;

2.17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras : L’arbre de la connaissance est-il le pommier ? Voilà pourquoi Newton découvrit le principe des forces gravitationnelles et que notre célèbre président aime répéter « Manger des pommes ». Du temps de l’inquisition, Chirac aurait-il été considéré comme un pêcheur ?

2.18 L'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide semblable à lui : Tu sais ce qu’elle te dit l’aide ???? Macho va !

2.22 L'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme : Enfin de l’action dans ce bouquin, ça commençait franchement à manquer de cul, j’allais zapper sur le journal d’Elsa Linux !

2.25 L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte : Je me disais bien qu’à chaque fois que je me balade sur les plages de naturistes j’effectue un retour aux valeurs morales.

3.6 La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence ; elle prit de son fruit, et en mangea ; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea : Et 2000 ans de régimes et de culpabilisation de la femme en découlèrent, tout cela à cause d’un enfoiré de serpent qui parle.

3.16 Il dit à la femme : J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi : Et vas-y, fouette moi tant que tu y es ! Pétard, est-ce Dieu aussi qui a eu le culot d’inventer la bière et le foot ?

4.1 Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit : J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel : Est-ce moi ou ça parle de double pénétration ? Dieu est le père de tous nos vices …

 

Etc, plus que 2954 pages avant de devenir une bonne catholique respectueuse de son prochain. Il reste beaucoup de travail !
Par Mel - Publié dans : Général
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Vendredi 16 juin 2006

Q

Ce matin, du caca plein les yeux (désolée si vous déjeunez), des cernes violettes jusqu’au menton, je me balance lascivement dans mon superbe fauteuil très design. Je n’ai absolument aucune envie de bosser, je veux dormir, il va encore falloir que je simule la fille overbookée, c’est épuisant a la fin de faire croire qu’on fait, même plus que de faire vraiment. Cachée derrière d’honorables fenêtres Word, Power Point, Visual C++, je consulte discrètement sur mon explorer les statistiques du blog (ça faisait longtemps !) et je constate que pour la journée d’hier les articles les plus lus se nomment dans l’ordre: Toutes des salopes (normal car il est a la une), Ma première fois avec une fille, Rêve érotique, Les amours de vacances, Melamoi … alors que Des tarifs immobiliers insolents se retrouve a la 59eme position ! Mais vous ne pensez qu’au cul, bordel ????

Par Mel - Publié dans : Général
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Mardi 13 juin 2006

Elles se baladent fièrement, la jupe fendue, le débardeur moulant, l'oeil aguicheur et les cheveux au vent. La peau halée par le soleil du midi, elles se sentent fières de leur corps modelé, de leur nombril troué, elles se croient puissantes et dominatrices : personne ne peut leur résister ! Les yeux des maris volages se braquent sur les courbes galbées de ces briseuses de ménage, ils parcourent de haut en bas leur démoniaque silhouette. Elles profitent de leurs dures journées en démarrant vers 11h00 par un shopping intensif chez Dior, Cartier ou Vuitton, puis déjeunent une salade verte sur le pont d'un yacht flambant neuf. Las de tant d'efforts, elles poursuivent par une intensive après-midi bronzette-potins mondains allongées sur les matelas rembourrés d'une plage privée tendance, et terminent la soirée dans un gala au profit d'oeuvres caritatives. Quelles salopes toutes ces bimbos siliconées élevées au rang de célébrités par leur pitoyable apparition dans une télé-réalité ou par l'opulence du portefeuille de leur mari footballeur !

 

Elles accordent par ci, par la une interview sans intérêt à un journaliste people persévérant. Elles lui répondent d'un air détaché et snob, le méprisent lui et tous ses congénères qui n'apparaissent pas dans le Who's who. Elles baisent à droite à gauche, du moment que le phallus du volontaire s'est déjà introduit dans le gotha, elles le sucent jusqu'a la moelle, sans oublier de le vider complètement de son esprit, de son compte en banque, de sa moralité. Ces femmes superficielles profitent, insouciantes, du moment présent, elles jouissent égoïstement de chaque situation, exploitent chaque jour comme s'il était le dernier. Pas de réflexion, pas d'inquiétude, pas d'hésitation : elles brûlent la vie par les deux bouts, allument les VIP, mettent le feu aux conventions et s'abandonnent sans hésitation dans la promesse des paradis artificiels. Est-ce un besoin de reconnaissance ? Une quête hédoniste ? La manifestation d'une intelligence supérieure court-circuitant toute inhibition ? Putain, qu'est-ce que j'aimerais être une salope !

Par Mel - Publié dans : People
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A savoir ...

Pour les nouveaux ou pour ceux qui ne comprendraient pas la dualité Mel / Ben, n'hésitez pas à consulter l'article "A coeur ouvert" qui vous explique tout.

Sinon, les artcles de février - mars - avril - ... sont conseillés si vous vous intéressez à la politique et l'actualité.

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