Coups de coeur

Vendredi 6 janvier 2006

Coup de cœur dédié à toi Max, avec qui j’ai passé des milliers de merveilleuses soirées …

Actuellement, je ne possède plus de télévision aussi j’écoute assez régulièrement la radio le soir, et j’ai été particulièrement surprise lundi dernier de constater que Max et son émission « Radio libre » ne faisaient plus partis de la grille des programmes de Fun Radio. En se rendant sur leur site Internet, on se rend compte que la promotion de la case 21h – minuit a disparu tout comme son funblog. De plus, on n’observe aucune communication de la part de la hiérarchie de fun, les auditeurs n’ont absolument pas été prévenus et Max s’en est allé à l’occasion des vacances d’hiver, en plein milieu de la saison. Je prends cette absence d’information comme une offense envers les fidèles mais aussi et surtout envers un animateur dévoué depuis 1988, date à laquelle Franck (son vrai nom) a pénétré pour la première fois dans les locaux de la jeune radio située à l’époque avenue du Général de Gaulle à Neuilly sur Seine (aujourd’hui, Fun Radio a déménagé rue Bayard à Paris pour se rapprocher de RTL dont elle est devenue la filiale, bref le temps des radios libres n’existe plus, les grands groupes les ont toutes achetées).

 

J’ai découvert Max, dit le Star System, en 1993, au moment de mes premiers flirts au collège (Emmanuel Barroux, si tu me lis, qu’es-tu devenu ?) et il m’a accompagné tout au long de mon adolescence jusqu’à aujourd’hui. A cette époque (je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…), les radios jeunes créaient des émissions nouvelles et provocatrices, beaucoup moins aseptisées qu’en 2005. Les présentateurs vedettes de la bande FM se nommaient Christian Sptiz alias Le Doc, Difool, Bill, Cauet, Arnold, Arthur, Maurice, et les plus grosses audiences après 20 heures étaient réalisées par Lovin’ Fun. Grâce à ce concept sans tabou importé des Etats-Unis, j’ai eu la chance d’apprendre à connaître mon corps et d’accéder à une éducation sexuelle essentielle pour ma vie de femme actuelle. De plus, après l’émission, sur les coups de 22 heures, démarrait « les filles » avec Génie, Julia et un petit gars en retrait nommé Max. Pendant 2 heures, tous les soirs, je riais aux éclats avant de m’endormir. En plein milieu de l’après-midi, débutait un jeune animateur corrosif et prometteur, transfuge de M40, le petit Sébastien Cauet. A ce moment du texte, j’ai très envie d’écrire : « c’était mieux avant, au temps de la période grunge et rebelle ! » même si je sais que cette courte phrase symbolise ma âge avancé (snif !).

 

 

Au fil des années, « Maxou » s’est imposé seul, grâce à son humour second degré et les nombreuses têtes de turcs dénichées au hasard d’un appel : Gérard de Suresnes (chômeur, ex-routier au français approximatif), Sandy (sa femme), Françoise (alcoolique quadragénaire de La Courneuve adorant « Dallas », « Amour, gloire et beauté » et autres Soap Opera débiles), Amédée (pervers et obsédé sexuel), Jean-Pierre Sauzer (chanteur raté, possèdant un melon démesuré et une voix catastrophique)… Son concurrent le plus féroce se dessinait dans les traits d’un charismatique métisse sévissant sur Skyrock (qui diffusait … du rock comme son nom l’indique !) : Maurice ou « qui va là je te pris ? ». J’en ai passé des soirées à user la molette du tuner de mon radio-réveil pour zapper du 101.9 FM à 96 FM et vis versa !

Le rap est apparu, Maurice est parti et Max a poursuivi sans discontinuité et surtout sans changer de station. Seuls les assistants et assistantes variaient chaque année pour notre plus grand plaisir (Raphaëlla, Phildar, Manu, Pauline, Julie, Anneka, …) si bien qu’il faut admettre l’installation d’une routine plaisante, un peu comme un point de référence, un phare au milieu de l’immense bande FM. On savait que, même en oubliant d’écouter pendant de longs mois sa libre antenne, il suffisait à tout moment de rallumer le poste pour entendre la voix réconfortante de Max, le seul, l’unique saltinbanque du PAF pouvant nous redonner l’espoir grâce au « Qui qui donc ? » ou « Jacky les croissants chauds ».

Par conséquent, je suis triste, triste du peu de reconnaissance d’une direction vis-à-vis de son employé modèle (même si l’audience s’essoufflait), triste (nostalgique ?) de perdre le symbole d’une heureuse partie de mon adolescence et enfin triste que Max laisse la place à Sophie Gaillard qui ne m’a jamais fait rire en présentant le Body Trainer et autres Sport Elec au cours du Téléshopping de TF1. Finalement, je crois que je vais aller écouter le Mouv’, je ne supporte plus le groove and dance

A noter : une pétition avec peu de signatures pour l’instant est disponible à l’adresse http://radio-libre.frbb.net.

A très bientôt et bon week-end, Mel.

Par Mel
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Lundi 9 janvier 2006

Je ne fais que reprendre une nouvelle parue aujourd'hui sur www.imedias.biz pour faire suite a mon récent article sur le départ de Max.

9 janvier 2006 14h00. «Sans aucune langue de bois, nous nous sommes séparés (avec Fun Radio, ndlr) d'un commun accord», explique ce midi Max dans un communiqué. Ce soir à 21h30, l'animateur sera en direct sur Fun Radio pour expliquer son départ après plus de 17 ans de bons et loyaux services au sein de la radio. Depuis la rentrée, il n'est plus aux commandes de la case  21h - minuit qu'il squattait depuis 12 ans.

«Je suis allé au bout de mon histoire avec Fun. C'est pourquoi je quitte l'antenne en cours d'année», explique-t-il dans ce même communiqué. «Mon passage à Fun Radio fut une expérience extraordinaire qui m'a permis de vivre à fond ma passion pour la radio... Une passion qui reste intacte aujourd'hui malgré mon départ.» Max souhaite lancer dans de nouveaux projets. Pour ceux qui seraient déjà nostalgiques, l'animateur sera de retour sur M6 Music dès le 8 février. Il présentera  «Max et Charlie», un talk-show mensuel entre 16h30 et 22h00. Par ailleurs, il confie avoir de nombreuses envies ( télé,  musique, écriture, production...) «Et la radio n'est pas à exclure», conclut-il
Par Mel
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Jeudi 2 mars 2006

Je crois que je ne pourrais pas partir vivre à l’étranger pour une longue durée, le rêve américain ne constitue pas un Eldorado pour moi. Déjà, lorsqu’en voiture je dépasse Ventimille (à la frontière italienne) je commence à ressentir le mal du pays, alors m’exiler à plusieurs milliers de kilomètres de ma chère Patrie me fendrait le coeur. Admettons que j’accepte un job à Los Angeles en expatriation pour quelques années. Cela implique tout de même de construire sa vie là-bas, adopter les coutumes des autochtones pour bien s’intégrer à la population locale, maîtriser à la fois l’anglais et l’espagnol parfaitement, et puis éventuellement se mettre en ménage avec un Américain. Comment ensuite envisager le retour sur ma Terre natale sans séparation et déchirure sentimentale ? Vous imaginez si j’ai des enfants avec un Américain, il va falloir que je leur donne des prénoms à la con du style Brian, Bill ou Linsey, ils seront éduqués selon un modèle qui ne me convient pas et grâce à cette courte réflexion je me rend compte de la difficulté d’intégration des étrangers qui viennent s’établir en France. Abandonner sa culture dans un souci d’assimilation s’inscrit dans un véritable sacrifice et dans le deuil d’une partie de soi. Donc c’est décidé, je vais rester dans mon beau pays parce que les buildings de New York ne me font pas rêver, le climat de Québec me fait frissonner, la vodka russe me fait m’enivrer, la pluie londonienne me rend toute mouillée, la nuie finlandaise me fait déprimer et la turista indienne me fait déféquer.

J’aime profondément la France et pour rien au monde je voudrais la quitter. J’aime la France pour l’odeur des croissants chauds le matin devant la boulangerie, j’aime la France pour les petits troquets de province et leurs piliers de comptoir, j’aime la France pour son climat tempéré et la diversité de ses paysages, j’aime la France pour la beauté de la langue française, j’aime la France pour les frissons provoqués par l’écoute de la Marseillaise lorsqu’un sportif remporte une victoire, j’aime la France pour le parfum diffusé par les champs de lavande en Provence, j’aime la France pour l’exubérance des Marseillais, j’aime la France pour ses côtes normandes, j’aime la France pour ses ports bretons, j’aime la France pour ses joueurs de boules à l’ombre des platanes, j’aime la France pour la liberté de se mettre seins nus sur les plages, j’aime la France pour son french kiss, j’aime la France pour son art gastronomique, j’aime la France pour sa sécurité sociale, j’aime la France pour la Révolution de 1789, j’aime la France pour ses valeurs « Liberté, égalité, fraternité », j’aime la France pour ses philosophes et ses écrivains de talent, j’aime la France pour ses musées prestigieux, j’aime la France pour ses châteaux Renaissance, j’aime la France pour son image de luxe, j’aime la France pour sa diversité, j’aime la France pour son drapeau tricolore, j’aime la France pour l’indépendance de l’église et de l’Etat, j’aime la France pour son patrimoine culturel, j’aime la France pour sa Tour Eiffel dont l’éloignement prolongé me rend triste, j’aime la France pour la douceur de la Méditerranée en plein été, j’aime la France pour son suffrage universel, j’aime la France pour ses DOM-TOM où il fait bon vivre pendant deux semaines de vacances, j’aime la France pour sa loi sur la laïcité, j’aime la France quand elle s’implique dans le projet Ariane ou quand elle vend des A380, j’aime la France lorsqu’elle remporte la coupe du monde de football, j’aime la France tous les jours, à chaque instant au plus profond de moi. Je me sens redevable envers l’Etat français d’avoir financé mes études pendant tant d’années sans rien me demander en retour, de m’avoir octroyée une bourse pour que je puisse vivre décemment. Je n’ai qu’une chose à dire : Vive la France  ! Et si certains pensent le contraire, rien ne vous oblige à vivre ici : cassez-vous !

Par Mel
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Mardi 14 mars 2006

Une fois n’est pas coutume, aujourd’hui je poste un coup de cœur dans la joie et la bonne humeur pour une musicienne rigolotte que j’ai découverte récemment aux « Victoires de la musique » (ok ok, je suis toujours à la bourre pour la musique !) et qui me réconcilie avec la nouvelle vague française. Agée de 29 ans, cette magnifique blonde des années 2000 ne se prend pas au sérieux et pourtant elle frise le génie. Elle vient de monter un one woman song « The Cheap Show » qui déménage, elle y mêle chansons, intermèdes musicaux déjantés et sketchs. Aussi bonne chanteuse que comédienne, elle pratique un rock corrosif, moqueur, drôle, cinglant et dépeint de façon déroutante et rafraîchissante nos (ses) défauts, les faits de société, le quotidien mais aussi les irritantes chanteuses québécoises ou les machistes rappeurs. Les filles, vous vous retrouverez certainement dans ses paroles tendres et trash. De plus, il faut noter que le seul instrument qu’elle utilise est sa guitare (pas de bruit de fond, ainsi les savoureuses paroles profitent d’une mise en valeur) et elle se permet aussi de trafiquer sa voix à l’aide d’un kazoo. J’ajoute qu’elle se sert d’une pédale sampler électronique pour enregistrer sa voix en boucle et produire un mélange étonnant : du grand spectacle ! Sa maîtrise totale de la voix lui permet de monter dans les graves, descendre dans les aigus afin de jouer la fille naïve, la choriste africaine ou le chanteur écossais. Voilà un univers percutant, bourré d’anecdotes que l’on peut tous s’approprier, et qui me redonne le sourire. Je me sens en phase avec Anaïs, et je l’écoute en boucle, j’espère bientôt la voir sur scène …

Les paroles (remarque : pour écouter le morceau c'est à gauche dans "Humeur du jour"):

Ca dégouline d'amour,
C'est beau mais c'est insupportable.
C'est un pudding bien lourd
De mots doux à chaque phrases :

"Elle est bonne ta quiche, amour"
"Mon coeur, passe moi la salade"
Et ça se fait des mamours,
Se donne la becquée à table.

Ce mélange de sentiments
Aromatisé aux fines herbes
Me fait sourire gentiment
Et finalement me donne la gerbe ! 
 

 

 

 

 

(Refrain)
Je hais les couples qui me rappellent que je suis seule !
Je déteste les couples, je les hais tout court !
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur
Mon coeur, mon amour, mon amour, mon coeur


C'est un épais coulis
Ca me laisse le cul par terre
Autant de mièvrerie
Nappée de crème patissière

"Coucou qu'est ce que tu fais mon coeur ?"
"La même chose qu'y a une demie heure... "
"J't'ai appelé y a cinq minutes mon ange mais ça répondait pas...
alors j't'ai rappelé... pour la douzième fois de la journée...
en niquant tout mon forfait... Mais qu'est ce que tu fais mon adoré ?
Ouais je sais on se voit après... Non c'est toi qui raccroche... Non c'est toi...
Non c'est toi qui raccroche... Non c'est toi... Non c'est toi... C'est toi ...  

 

 

 

 

Bon d'accord je te rappelle... "

Par Mel
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A savoir ...

Pour les nouveaux ou pour ceux qui ne comprendraient pas la dualité Mel / Ben, n'hésitez pas à consulter l'article "A coeur ouvert" qui vous explique tout.

Sinon, les artcles de février - mars - avril - ... sont conseillés si vous vous intéressez à la politique et l'actualité.

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