Ce matin, lever difficile, je me rappelle soudain qu’il me reste un tas de cadeaux à dénicher pour les cousins, cousines, grands-parents, etc. Il faut être vraiment stupide pour attendre la dernière minute afin de trouver la perle rare. Néanmoins, je me rassure, je ne dois pas être la seule à manquer d’imagination parce qu’à l’ouverture du centre commercial, je pouvais déjà observer une file d’attente d’une centaine de mètres, constituée de gens grognons qui ont dû oublier l’esprit de Noël le temps de trouver une place pour garer leur voiture (je n’évoquerai même pas les personnes valides qui se permettent de stationner sur un place handicapée parce qu’ils en ont juste pour 2 minutes … on n’en a jamais pour 2 minutes un 24 décembre !). Les caissières tirent aussi la tronche (qu’est-ce que ça va être ce soir !), seuls les chefs de rayons se frottent les mains, une bonne partie des primes de décembre se jouent aujourd’hui.
Après 10 minutes de corps à corps, coincée dans la queue, j’arrive finalement à pénétrer l’enceinte du magasin, l’angoisse commence alors à monter ! Que vais-je acheter ? Le écrans plasma ou me plaisent bien mais je vais me garder ce plaisir pour moi-même, on verra si les prix baissent un peu après Noël, un 80 – 90 cm aurait serait du plus bel effet dans mon salon. Je me réfugie dans la simplicité : je fonce au rayon DVD. Entre l’ « Auberge espagnole » et autres, on a vraiment l’embarra du choix. Finalement, le coffret « Alias saison 4 » me sauve, un jeux vidéo de combat (pour le cousin) ferra toujours plaisir, un livre de photos d’autrefois pour les grands parents leur rappellera leur jeunesse, une bonne bouteille de Champagne millésimé pour les oncles et tantes fera sûrement l’affaire. Ouf, une heure de marathon à courir dans tous les sens mais j’avais atteint mon but, le Graal, soit un cadeau pour chacun ce soir sous le sapin. Il ne faut pas oublier pour autant que le pire est à venir : passer à la caisse. J’ai moins de 10 articles donc ce devrait être facile, eh bien non parce qu’une multitude d’illettrés se précipitent sur les trop rares « caisse de moins de 10 articles » avec des chariots pleins, bourrés à craquer. Ils recevront un dictionnaire pour Noël …
Moi, toujours dans
la Lune , j’ai évidemment oublié de prendre un caddy, un panier aurait du suffire … Perdu ! Après que ma carte ait débité en l’espace d’une demi seconde un peu plus de deux cents euros (c’est cher mais ça soulage), je suis ridicule au milieu de la galerie marchande, les bras couverts de paquets. C’est alors qu’un homme, la quarantaine, plutôt pas mal conservé, m’accoste poliment : « Puis-je peux vous aider Mademoiselle » ?
Mon sauveur, bien sûr qu’il peut m’aider, je ne compte pas rester dans cette situation toute la matinée. Ainsi, je pose mes volumineux présents dans son chariot partiellement rempli de peluches, et il me propose de me raccompagner jusqu’à ma voiture, garée, il va de soi, au fin fond du parking extérieur du centre commercial. Il entame donc la conversation, m’explique qu’il est professeur de mathématiques à l’université, qu’il lui restait quelques achats à faire pour ses trois enfants … et il en vient naturellement à me poser des questions sur mon travail, mes loisirs, etc, etc, l’air de rien. Au moment d’ouvrir mon coffre, il me propose sa carte de visite, et suggère que l’on puisse se rencontrer à nouveau dans un avenir proche et qu’il est libre tous les jeudis et vendredi après-midi !
Ca m’a dégoûté ! Messieurs, pourriez-vous être gentil avec nous (les femmes !) sans arrières pensées, surtout un 24 décembre lorsqu’une femme et des enfants vous attendent à la maison ?
Grâce à cela, je suis bien remontée pour ce soir, je suis en pleine forme, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mes cadeaux sont presque tous emballés.
Sinon, Joyeux Noël à tous, allez-y doucement sur les chocolats et le Champagne et je vous retrouve certainement lundi, je suis bien sûr absente ce week-end. Bisous à tous et à toutes.
Vous avez dit ...