Coups de gueule

Vendredi 23 décembre 2005

Allez, c'est parti pour mon coup de gueule du jour. Je n'arrête pas d'entendre à la radio des publicités permettant d'obtenir des réductions de cent euros ou autres (notamment pour TPS je crois). Seulement, les annonceurs prononcent cen euros, comme s'ils coupaient leur respiration entre les deux mots. Je suis déjà énervée d'entendre toute la journée les gens autour de moi (famille, collègues, amis) faire des fautes de français et de liaisons, mais si en plus les publicitaires (qui ont pourtant eu le privilège d'effectuer des études supérieures et dont le métier est des jouer sur les mots) s'y mettent, la langue française n'en sortira pas grandie. Attention, je ne dis pas que mon blog ressemble à un modèle syntaxique et orthographique. Néanmoins, le langage parlé pourrait au moins être respecté.

Je vais donc rappeler les règles fondamentales : cent s'accorde en nombre, donc il faut mettre un -s s'il y en a plusieurs (cent euros et deux cents euros). Il faut aussi l'accorder à l'oral (deux cents zeuros). S'il n'y a qu'une centaine d'euros, on prononce alors cent teuros. Le T se prononce ! Il en va bien sûr de même pour 20 euros (vingt -t- euros).

Au passage, c'est mille qui est invariable : mille, deux mille, trois mille, ...

Je vous souhaite plusieurs centaines d'euros pour Noël, voire plusieurs milliers ... vous pourrez ainsi vous exercer !

Par Mel
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Samedi 24 décembre 2005

Ce matin, lever difficile, je me rappelle soudain qu’il me reste un tas de cadeaux à dénicher pour les cousins, cousines, grands-parents, etc. Il faut être vraiment stupide pour attendre la dernière minute afin de trouver la perle rare. Néanmoins, je me rassure, je ne dois pas être la seule à manquer d’imagination parce qu’à l’ouverture du centre commercial, je pouvais déjà observer une file d’attente d’une centaine de mètres, constituée de gens grognons qui ont dû oublier l’esprit de Noël le temps de trouver une place pour garer leur voiture (je n’évoquerai même pas les personnes valides qui se permettent de stationner sur un place handicapée parce qu’ils en ont juste pour 2 minutes … on n’en a jamais pour 2 minutes un 24 décembre !). Les caissières tirent aussi la tronche (qu’est-ce que ça va être ce soir !), seuls les chefs de rayons se frottent les mains, une bonne partie des primes de décembre se jouent aujourd’hui.

Après 10 minutes de corps à corps, coincée dans la queue, j’arrive finalement à pénétrer l’enceinte du magasin, l’angoisse commence alors à monter ! Que vais-je acheter ? Le écrans plasma ou me plaisent bien mais je vais me garder ce plaisir pour moi-même, on verra si les prix baissent un peu après Noël, un 80 – 90 cm aurait serait du plus bel effet dans mon salon. Je me réfugie dans la simplicité : je fonce au rayon DVD. Entre l’ « Auberge espagnole » et autres, on a vraiment l’embarra du choix. Finalement, le coffret « Alias saison 4 » me sauve, un jeux vidéo de combat (pour le cousin) ferra toujours plaisir, un livre de photos d’autrefois pour les grands parents leur rappellera leur jeunesse, une bonne bouteille de Champagne millésimé pour les oncles et tantes fera sûrement l’affaire. Ouf, une heure de marathon à courir dans tous les sens mais j’avais atteint mon but, le Graal, soit un cadeau pour chacun ce soir sous le sapin. Il ne faut pas oublier pour autant que le pire est à venir : passer à la caisse. J’ai moins de 10 articles donc ce devrait être facile, eh bien non parce qu’une multitude d’illettrés se précipitent sur les trop rares « caisse de moins de 10 articles » avec des chariots pleins, bourrés à craquer. Ils recevront un dictionnaire pour Noël …

Moi, toujours dans la Lune , j’ai évidemment oublié de prendre un caddy, un panier aurait du suffire … Perdu ! Après que ma carte ait débité en l’espace d’une demi seconde un peu plus de deux cents euros (c’est cher mais ça soulage), je suis ridicule au milieu de la galerie marchande, les bras couverts de paquets. C’est alors qu’un homme, la quarantaine, plutôt pas mal conservé, m’accoste poliment : « Puis-je peux vous aider Mademoiselle » ?

Mon sauveur, bien sûr qu’il peut m’aider, je ne compte pas rester dans cette situation toute la matinée. Ainsi, je pose mes volumineux présents dans son chariot partiellement rempli de peluches, et il me propose de me raccompagner jusqu’à ma voiture, garée, il va de soi, au fin fond du parking extérieur du centre commercial. Il entame donc la conversation, m’explique qu’il est professeur de mathématiques à l’université, qu’il lui restait quelques achats à faire pour ses trois enfants … et il en vient naturellement à me poser des questions sur mon travail, mes loisirs, etc, etc, l’air de rien. Au moment d’ouvrir mon coffre, il me propose sa carte de visite, et suggère que l’on puisse se rencontrer à nouveau dans un avenir proche et qu’il est libre tous les jeudis et vendredi après-midi !

Ca m’a dégoûté ! Messieurs, pourriez-vous être gentil avec nous (les femmes !) sans arrières pensées, surtout un 24 décembre lorsqu’une femme et des enfants vous attendent à la maison ?

Grâce à cela, je suis bien remontée pour ce soir, je suis en pleine forme, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, mes cadeaux sont presque tous emballés.

Sinon, Joyeux Noël à tous, allez-y doucement sur les chocolats et le Champagne et je vous retrouve certainement lundi, je suis bien sûr absente ce week-end. Bisous à tous et à toutes. 

Par Mel
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Mercredi 18 janvier 2006

(image de Stoon et Rezk, tirée de l’excellent site http://www.bdactu.com)

A travers cet article, je ne souhaite pas paraître vieux jeu mais je me demande l’intérêt de certaines matières, gourmandes en temps, enseignées de façon très pointue de nos jours. En effet, l’école a pour vocation de former des citoyens égaux, solidaires, fraternels mais aussi autonomes. Pourtant, les domaines qui ont la côte restent souvent théoriques : mathématiques, français, histoire, géographie, éducation civique (ça existe toujours ?), sciences physiques et naturelles, économie … Certes, au collège, les élèves ont encore la chance d’être initiés aux arts plastiques et musicaux avec un volume horaire limité, évidemment. L’enseignement primaire, secondaire et supérieur permet donc l’acquisition d’une solide culture générale, pour ceux qui réussissent leur parcours, mais ne prépare malheureusement pas à la vie en entreprise et à la vie d’adulte. Les jeunes diplômés, qui présentent fièrement un CV long et truqué (j’exagère, « amélioré ») où figure en lettres majuscules le nom de leur grande école, ne savent évidemment rien faire, parce que la résolution d’une intégrale triple sans calculette a rarement été d’une grande utilité au sein d’une société, et l’apprentissage du latin ou du grec n’aide pas forcément à communiquer efficacement avec son supérieur hiérarchique. Non, je ne suis pas en train de dire que l’école française est de mauvaise qualité, surtout pas. Je dis que ce que l’on apprend n’est plus en corrélation avec les savoirs recherchés par les dirigeants d’entreprises. Il faut repenser le système éducatif national en favorisant les voies qui offrent le plus grand débouché. Pourquoi ne pas établir un numerus clausus pour les filières « psycho », « socio », « ressources humaines » et autres voies de garage hautement sollicitées par les jeunes bacheliers ? Je suis constamment effarée en surfant sur les forums d’orientation : combien d’étudiants s’obstinent, par passion, à travailler dans la recherche fondamentale (doctorat = bac + 8) en sachant qu’il manque d’emplois dans ce secteur d’activité ? Tout cela parce que la recherche appliquée semble moins prestigieuse. Elle offre pourtant bien plus d’opportunités de carrières.  

 

Parallèlement, on entend régulièrement que la France manque de main d’œuvre dans les métiers manuels (aaah, le fameux plombier polonais !). Comment voulez-vous favoriser l’envie d’évoluer dans ces activités si aucun enseignant ne nous en donne le goût ? Je suis pour le rétablissement urgent des travaux manuels et ménagers en primaire, collège et lycée, comme c’était le cas du temps du certificat d’études. Non, bien sûr, je ne plébiscite pas l’apprentissage de la couture pour les filles et celui de la mécanique pour les garçons. Faisons classe commune et organisons, jusqu’à l’obtention du baccalauréat, l’enseignement de choses utiles pour la vie quotidienne : plomberie pour savoir réparer une fuite d’eau, mécanique pour savoir vidanger sa voiture, permis de conduire pour éviter de dépenser des fortunes dans les auto-écoles, cuisine pour manger équilibré, hygiène, bricolage pour savoir monter soi-même une armoire, botanique pour savoir entretenir un jardin. Je ne demande pas des milliers d’heures allouées à ces savoirs fondamentaux, mais quelques-unes (organisées sous forme de mini-projets) pour permettre de se débrouiller dans la vie et pour donner une vision moins élitiste de l’Education nationale. Chers dirigeants, voulez-vous des représentants dans tous les corps de métiers ? Alors ne fixez pas des objectifs absurdes de réussite au bac (on le donne à tout le monde aujourd’hui, non ?) mais apprenez-nous la diversité.

Mel

Par Mel
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Samedi 4 février 2006

Début janvier, je fais la démarche de m’abonner à ce formidable Fournisseur d’Accès Internet qui s’appelle Frxx. Je l’avais déjà installé dans mon ancien appartement et j’étais plutôt satisfaite du service. Donc, je passe quelques minutes à remplir le formulaire pour l’obtention d’un dégroupage total, je photocopie ma facture d’électricité, je date, signe, je joins un RIB ainsi qu’une autorisation de prélèvement et j’envoie le tout en express (0.86 euros !) pour un raccordement rapide. Seulement, un mois plus tard, je n’ai toujours aucune nouvelle : pas de mail de confirmation, pas de frxxbox dans la boîte aux lettres. Comment faire pour contacter Frxx ? Impossible via le site Internet (m’enfin ma bonne dame, ce serait trop simple, un FAI accessible par Internet, et puis quoi encore ?), seule une foire aux questions est mise à disposition, et pour communiquer physiquement avec cette entreprise virtuelle, il faut bien sûr passer par un numéro surtaxé.

J’admets que le formulaire d’inscription précise que dans le cas où une information manque ou est erronée, alors Frxx ne considère pas la demande. Mais comment je le sais moi que je me suis trompée en rédigeant ma demande ? Quelle est cette entreprise qui se permet de refuser des clients sous prétexte qu’une case semble mal cochée ?  Ils préfèrent m’ignorer et me laisser dans l’incertitude. Désespérée de ne pouvoir surfer hors de mon lieu de travail, je tiens à vous prévenir Monsieur Frxx que vous venez de perdre une cliente (et super fidèle en plus …) et je vais commencer de ce pas à démarcher le concurrence. Vais-je m’orienter vers la jolie Alice ou préférer 9 Telecom,  je n’ai pas encore réalisé d’études comparatives. Auriez-vous amis internautes quelques conseils à me dispenser dans ce domaine ? Je vous en serais très reconnaissante.

A demain, Mel.

 

 

 

 

Par Mel
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A savoir ...

Pour les nouveaux ou pour ceux qui ne comprendraient pas la dualité Mel / Ben, n'hésitez pas à consulter l'article "A coeur ouvert" qui vous explique tout.

Sinon, les artcles de février - mars - avril - ... sont conseillés si vous vous intéressez à la politique et l'actualité.

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