Les amours de vacances

Allongés nus sur le sable fin, nous sommeillons, mêlés l’un à l’autre. Une brise légère souffle contre mon visage, le soleil se lève et le ronflement des vagues couvre la respiration de mon chéri. Il dort profondément, je contemple ses traits fins et apaisés, il se réveille, je souris. Une odeur se dégage sur cette plage excentrée, un mélange d’exotisme, de liberté et d’insouciance, un parfum de vacances : le bonheur !
Il faut se lever, s’habiller puis prendre le petit sentier caché pour finalement arriver au village de vacances. Certains touristes matinaux grignotent déjà un copieux brunch sur la minuscule terrasse de leur gîte temporaire, et en profitent pour commenter une partie de tennis âprement disputée. Nous remontons les escaliers goudronnés, longeons le terrain de volley déserté de si bonne heure, puis notre tendre baiser est stoppé net par le déclenchement des jets d’eau automatiques : « A plus tard, à la piscine mon cœur ! ». J’écoute un instant le gazouillis des oiseaux, le chant mélodieux des cigales, je savoure la magie de ce moment puis reprends le chemin du bungalow familial.
A l’approche du mois de juillet, je repense avec nostalgie à toutes ces merveilleuses vacances passées dans le sud de
Je me souviens surtout d’Alexandre, charmant beau blond. Le premier jour, je m’assois à sa table et il ne quitte pas ses lunettes de soleil de la soirée, ça m’intrigue, m’énerve, je veux voir ses yeux. Puis, tout va vite l’été, nous nous rapprochons comme de très bons amis, nous passons toutes nos journées ensemble et avec notre nouveau groupe d’amis. Nous nous câlinons dans le grand bain, nous nous massons tendrement, nous jouons … Seulement, Alexandre a flashé sur une autre, une pimbêche, Valentine et ses gros seins, et moi je ne suis que la confidente ! Grrrr … Mais, avec un peu de manipulation et de subtilité, je réussis à lui faire oublier cette rivale et Alexandre et moi filons l’amour parfait (je ne suis qu’un second choix mais je m’en fiche complètement à cette époque). Le dernier soir, dans un ultime sanglot, nous nous échangeons le bout de papier de nos adresses et nous promettons de nous revoir l’année suivante. Des promesses, toujours des promesses … Le lendemain, dans