Toutes des salopes !
Elles se baladent fièrement, la jupe fendue, le débardeur moulant, l'oeil aguicheur et les cheveux au vent. La peau halée par le soleil du midi, elles se sentent fières de leur corps modelé, de leur nombril troué, elles se croient puissantes et dominatrices : personne ne peut leur résister ! Les yeux des maris volages se braquent sur les courbes galbées de ces briseuses de ménage, ils parcourent de haut en bas leur démoniaque silhouette. Elles profitent de leurs dures journées en démarrant vers 11h00 par un shopping intensif chez Dior, Cartier ou Vuitton, puis déjeunent une salade verte sur le pont d'un yacht flambant neuf. Las de tant d'efforts, elles poursuivent par une intensive après-midi bronzette-potins mondains allongées sur les matelas rembourrés d'une plage privée tendance, et terminent la soirée dans un gala au profit d'oeuvres caritatives. Quelles salopes toutes ces bimbos siliconées élevées au rang de célébrités par leur pitoyable apparition dans une télé-réalité ou par l'opulence du portefeuille de leur mari footballeur !
Elles accordent par ci, par la une interview sans intérêt à un journaliste people persévérant. Elles lui répondent d'un air détaché et snob, le méprisent lui et tous ses congénères qui n'apparaissent pas dans le Who's who. Elles baisent à droite à gauche, du moment que le phallus du volontaire s'est déjà introduit dans le gotha, elles le sucent jusqu'a la moelle, sans oublier de le vider complètement de son esprit, de son compte en banque, de sa moralité. Ces femmes superficielles profitent, insouciantes, du moment présent, elles jouissent égoïstement de chaque situation, exploitent chaque jour comme s'il était le dernier. Pas de réflexion, pas d'inquiétude, pas d'hésitation : elles brûlent la vie par les deux bouts, allument les VIP, mettent le feu aux conventions et s'abandonnent sans hésitation dans la promesse des paradis artificiels. Est-ce un besoin de reconnaissance ? Une quête hédoniste ? La manifestation d'une intelligence supérieure court-circuitant toute inhibition ? Putain, qu'est-ce que j'aimerais être une salope !