Ma vie, cest de la merde !
Il y a des jours comme ça où on déprime un peu. En ce moment, c’est ma période « blog », je visite les sites à gauche et à droite pour lire les histoires de chacun et le sentiment qui prédomine après la découverte de tous ces témoignages c’est que « Ma vie, c’est de la merde ! » Vous avez tous l’air d’avoir des vies exaltantes, pleines de rebondissements et de surprises, alors que moi … quasiment rien. C’est vrai que j’ai un bon travail, en CDI, stable, des responsabilités, un salaire généreux qui comblent toutes mes envies, un bel appartement, un bon environnement … matériellement tout va bien, mais j’ai un manque au fond de moi. Ma famille vit à plus de mille kilomètres, on s’y fait, mais affectivement je n’ai rien construit. 25 ans, seule (Roberto n’est pour le moment que de passage), et pas vraiment d’attaches. Plus je vieillie et plus ma carapace se forge, je mets une distance avec les autres. Je sais que c’est stupide mais je me sens bien à l’abri des autres, allongée sous ma couette avec un bon bouquin entre les mains. Je fuis les boîtes de nuit, les soirées qui regroupent beaucoup de monde, les inconnus … c’est l’inconnu qui m’effraie, l’imprévu, je déteste ne pas pouvoir contrôler ou anticiper une situation. Je crois que j’ai de moins en moins confiance en moi alors que toutes les activités dans lesquelles je me suis investie ont toujours été couronnées de succès. Vous savez, j’ai un peu le ressentiment d’être Dorian Gray (Le portait de Dorian Gray, Oscar Wilde), et la sensation que si je me livre trop, les gens qui me côtoient quotidiennement vont découvrir mon être intérieur, noir et laid, en contradiction complète avec mon apparence physique. Je me demande si finalement les gens qui écrivent un blog, comme moi, recherchent un exutoire, une façon d’évacuer une certaine souffrance, consciemment ou non. On se sent anonyme, libre de se livrer complètement, et en fin de compte on recherche un soutien, un conseil, une personne susceptible de nous juger sans à priori et en toute franchise. Entamer l’écriture d’un journal intime (et pourtant publique) représente le début d’une étude de soi, d’une interrogation personnelle sur son passé, son présent et surtout sur son avenir. Cette introspection trouble, amuse, effraie, inquiète, et je crois qu’elle s’achèvera avec la fin du blog (c’est pas demain la veille …). Au final, je voudrais crier mon rêve de vivre l’existence de certains bloggers, je pense par exemple à Nina des vingtenaires (http://vingtenaires.over-blog.com). Son dynamisme, sa pêche, sa joie de vivre, son innocence, son esprit et son bonheur me laissent envieuse. C’est quand le bonheur ? Sur cette question, je vous laisse pour le week-end (oui oui, je prends mon vendredi), je vais essayer de me ressourcer au Country Club et de revenir lundi, reposée, fraîche et de bonne humeur. Bon week-end, Mel