Des études qui ne servent à rien !

(image de Stoon et Rezk, tirée de l’excellent site http://www.bdactu.com)
A travers cet article, je ne souhaite pas paraître vieux jeu mais je me demande l’intérêt de certaines matières, gourmandes en temps, enseignées de façon très pointue de nos jours. En effet, l’école a pour vocation de former des citoyens égaux, solidaires, fraternels mais aussi autonomes. Pourtant, les domaines qui ont la côte restent souvent théoriques : mathématiques, français, histoire, géographie, éducation civique (ça existe toujours ?), sciences physiques et naturelles, économie … Certes, au collège, les élèves ont encore la chance d’être initiés aux arts plastiques et musicaux avec un volume horaire limité, évidemment. L’enseignement primaire, secondaire et supérieur permet donc l’acquisition d’une solide culture générale, pour ceux qui réussissent leur parcours, mais ne prépare malheureusement pas à la vie en entreprise et à la vie d’adulte. Les jeunes diplômés, qui présentent fièrement un CV long et truqué (j’exagère, « amélioré ») où figure en lettres majuscules le nom de leur grande école, ne savent évidemment rien faire, parce que la résolution d’une intégrale triple sans calculette a rarement été d’une grande utilité au sein d’une société, et l’apprentissage du latin ou du grec n’aide pas forcément à communiquer efficacement avec son supérieur hiérarchique. Non, je ne suis pas en train de dire que l’école française est de mauvaise qualité, surtout pas. Je dis que ce que l’on apprend n’est plus en corrélation avec les savoirs recherchés par les dirigeants d’entreprises. Il faut repenser le système éducatif national en favorisant les voies qui offrent le plus grand débouché. Pourquoi ne pas établir un numerus clausus pour les filières « psycho », « socio », « ressources humaines » et autres voies de garage hautement sollicitées par les jeunes bacheliers ? Je suis constamment effarée en surfant sur les forums d’orientation : combien d’étudiants s’obstinent, par passion, à travailler dans la recherche fondamentale (doctorat = bac + 8) en sachant qu’il manque d’emplois dans ce secteur d’activité ? Tout cela parce que la recherche appliquée semble moins prestigieuse. Elle offre pourtant bien plus d’opportunités de carrières.
Parallèlement, on entend régulièrement que
Mel